samedi, 05 juillet 2008

Toi

Toi...

Toi, dont je ne peux écrire le prénom qu'avec une majuscule.

Toi, que j'ai rencontrée la première fois en Angleterre, dans une salle blanche.

Toi, si petite, dans mes mains, si réactive, déjà, moi pourtant bien maladroit.

Toi, intuitive, agréable au toucher, esthétique.

Toi, déjà célèbre, moi inconnu parmi les étrangers.

Toi, que j'ai quittée.

Toi que j'ai entrevue parfois.

Toi, qui est revenue dans ma vie il y a trois années.

Tu portais du bleu, tu étais sans limites, tu m'as précipité dans le vingt-et-unième siècle.

Toi, grâce à toi, je n'étais plus un has-been, mais un will-be.

Toi, avec qui j'ai couru tant de fois, malgré ton poids. Toi, qui m'a réconforté tant de fois, a séché mes larmes ou les a faites sourdre.

Toi, qui s'est tassée avec l'âge.

Toi, devenue grise, comme mes cheveux, Tu as vieilli avec moi, quelle belle preuve d'amour.

Toi, que j'ai retrouvée un lundi matin, fière, superbe, magnifique.

Toi, que j'ai accaparée, sur un coup de tête.

Toi, qui maintenant orne mon salon.

Toi, ma Petite Pomme, toi mon Mac...

Toi qui a fait de moi un mac'addict...

Toi avec qui je surfe sur le oueb, avec qui je nourris mes aïepods, Toi, ô Toi...



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Toi...

jeudi, 03 juillet 2008

Un jour de plus...

Tous les jours ne se valent pas toujours.

Aujourd'hui est un jour qui ne s'oubliera pas de si tôt.

L'Hôtel de ville de Paris va pouvoir enfin arborer de nouveau sa façade polluée et lézardée par les émanations cancérigènes diverses et variées qui répondent au doux concept de "progrès automobile".

Ingrid est donc libérée.

Il ne faut pas cacher sa joie de la savoir libre, de retour parmi les siens.

Six ans de captivité, c'est long.

Subir dans l'avion le dégoulinant Bernard K. est un châtiment que l'on aurait pu lui éviter. Mais bon !

Mais franchement, Ingrid !

Tu n'aurais pas pu attendre un jour de plus ?

Tu as passé plus de six ans, alors, un jour en plus, un jour de moins, est-ce si important ?

Un jour de plus, Ingrid, merda, ce n'est pas la mer à boire !

Un jour, un petit jour, enfin !

Tu as tout salopé, mon plan média, ma fête ce soir, alors que tout le monde aurait dû s'extasier sur mes rides plus nombreuses, sur mon ventre plat malgré le poids des années, sur ma capacité à courir un marathon en quatre heures, sur mes cheveux blancs chaque jour plus nombreux, qui ont nourri aussi une calvitie nerveuse chez mon coiffeur, parce qu'il n'arrive plus à les dissimuler.

Car, madâme Ingrid, aujourd'hui, c'était mon anniversaire !!!

Un jour de plus, quoi ?!